Table Ronde PDU

Élections municipales - Albi -

Bernard GILABERT,

"Gauche unie socialiste écologiste et citoyenne"

Table ronde

« Quelle politique des déplacements dans l'agglomération albigeoise"

Le vendredi 22 février à 16h30

à   l'Hôtel d'Orléans  (face à la gare d'Albi ville)

 En présence de

 Gérard ONESTA, député européen

 Vice-Président du Parlement Européen 
 
 

Les personnalités et associations présentes ou invitées 
 

- Association de sauvegarde Puech Petit le Verbial

Françoise FABRE          

- « Tous à pied et à vélo en Albigeois »

Françoise ANDOUARD    le Séquestre       

Cathy BAUDOIN Albi         

- Défense du cadre de vie de Canavières Lasbordes

Claude Maffre           

- « Défense du cadre de vie des habitants de Veyrières »

Daniel Auberger          

- Docteur Scheffer          

- Gérard Souloumiac         

FNAUT et conseiller C2A sortant

TARSLY FNAUT

- Alain Bousquet

CGT-Cheminots          

- FOPA  CAA   Contre la bretelle de Lescure et pour le contournement autoroutier

Michel Treilhou          

- PALA  Parquer ailleurs les Automobiles, contre le parking place Sainte Cécile

Joël DUVAL et Raymond NAVES        

- SAFRA,

- VOA

- RAGT 

- ETERNIT

- CCI

- Chambre d’Agriculture

- Chambre des Métiers

- UFC-Que choisir 

- APF  Association des Paralysés de France

- Annie Damon  Comité de quartier de la Renaudié

- Collectif des ISSARTS   M. Théron       

- Gérard POUJADE, maire du Séquestre

- Charles PISTRE, ancien député, ancien maire de Gaillac, Conseiller général 
 

Un Plan de Déplacements Urbains volontaire ALBI – C2A :

une autre vision des déplacements,

une autre vision de l'aménagement urbain 

Le Plan de déplacements urbains (PDU) est un outil d’aménagement qui se situe bien au delà d’un plan de circulation. 

Il s’agit d’une approche globale de la thématique déplacements - transports très étroitement liée à l’aménagement urbain (urbanisme- Plan Local d'Urbanisme). Elle prend en compte tous les modes de déplacements et de transports. 

Cette approche globale se décline en regard des trois composantes du développement durable ; l’économique, l’environnementale, la sociale. 

La réalisation d’un PDU, qui s’impose aux collectivités de plus de 100 000 habitants, prend appui sur 3 textes législatifs caractéristiques pour chacun d’entre eux de l’un des piliers du DR

  • la LOTI (loi d’orientation sur les transports intérieurs de décembre 1982)
  • la  LAURE (loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie de novembre 1996)
  • la loi SRU (loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains de décembre 2000)
 

Si elle s’impose aux collectivités de + de 100 000, la réalisation d’un PDU peut être également mise en œuvre par des collectivités de moindre importance, on parle alors de PDU volontaire.  

Nous sommes bien ici au cœur du projet de la liste menée par Bernard Gilabert.

Avec une démarche PDU volontaire ALBI-C2A, faire d’Albi une cité à vivre pour tous : plus solidaire, plus conviviale, plus soucieuse de l’environnement, de la qualité de la vie et des crises majeures du siècle (ici crises climatique et énergétique) 

Nous sommes sur une logique de globalité. C’est ce qui fait la cohérence et l’originalité de la proposition. 

Il  s’agit en effet d’appréhender la totalité des éléments constitutifs de la problématique déplacements transports en classifiant bien les enjeux :

  • trafics  internes à l’agglo
  • trafics d’échange
  • trafics de transit
 

 

Objectif d'un PDU

Le PDU doit assurer un équilibre durable entre les besoins de mobilité des habitants et la protection de leur environnement et de leur santé. Les mesures à mettre en place concernent :

  • l’amélioration de la sécurité de tous les déplacements ;
  • la diminution du trafic automobile et du trafic routier ;
  • le développement des transports collectifs et des moyens de déplacements économes et les moins polluant pour l'environnement, notamment l’usage de la bicyclette et la marche à pied ;
  • l’aménagement et l’exploitation des réseaux et des voiries d’agglomérations, afin de les rendre plus efficaces, notamment en les partageant entre les différents modes de déplacement et en favorisant la mise en œuvre d’actions d’information sur la circulation ;
  • l’organisation du stationnement sur voirie et dans les parcs de stationnement ;
  • le transport et la livraison des marchandises, tout en rationalisant les conditions d’approvisionnement de l’agglomération afin de maintenir les activités commerciales et artisanales ;
  • la mise en place d’une tarification et d’une billettique intégrées pour l’ensemble des déplacements
  • l'encouragement pour les entreprises et les collectivités publiques à favoriser le transport de leur personnel, notamment par l'utilisation des transports en commun et du covoiturage, en réalisant un plan de déplacement d'entreprise .

En résumé, le PDU est bien un outil de gestion des déplacements et transports dans la cité qui répond parfaitement, dans ses principes, aux exigences environnementales : luttes contre les nuisances, qualité de la vie, économies d’énergie, convivialité… 

Quelle mise en place à Albi et dans l'agglomération…

Déplacements – transports – Urbanisme

« Protection de l’environnement, qualité de la vie, convivialité » 

Les dispositions de la loi SRU sont claires. Il doit y avoir cohérence territoriale : le Plan Local d'Urbanisme doit être compatible avec le PDU. 

L’articulation entre urbanisme (au sens de planification urbaine) et organisation des déplacements est primordiale. 

C’est bien à partir d’une approche globale que s'inscrivent les propositions de la liste menée par Bernard Gilabert.

Ni pointillisme et volte-face comme le Maire actuel (le recul sur le 4ème pont, l’épisode actuel de la rue des Brus…) ni effet d’annonce sans lendemain… 

Soumettre aux albigeois et aux habitants de l'agglomération, un projet global de PDU « volontaire » (l’agglomération n’atteignant pas 100 000 habitants la réalisation du PDU ne prend pas un caractère obligatoire).  

Ce projet global doit s’appuyer sur  le lien fort entre urbanisme et PDU.

Les choix en matière d’aménagements urbains doivent être pensés en relation avec le PDU. De même les chantiers de rénovation urbaine doivent intégrer la dimension de complémentarité PLU – PDU. L’outil législatif est ici d’un précieux secours.

Trois niveaux de propositions

 

1. Les grands axes structurants 

- Le contournement autoroutier nord-ouest : réactiver de façon volontariste, à notre niveau de compétence et en liaison avec les services de l’état, avec le Conseil régional et le Conseil général, la reprise de la procédure prévue au dossier de voirie d’agglomération (décision ministérielle du 12 février 2001) qui doit aboutir au choix du fuseau, à la déclaration d’utilité publique et aux réserves foncières. 

- La rocade : le doublement doit se terminer (à l’est de la route de Castres) en route de desserte urbaine, à vitesse limitée  

- Le pont urbain aval. Lancer l’étude de faisabilité d’un 4ème pont en aval de la ville , en lien avec le projet de contournement

- La voie ferrée

      - Pour mémoire : la ligne Toulouse – Séverac-le-Château doit être modernisée et, à terme, doublée sur le tronçon Albi-Toulouse (en commençant par St Sulpice – Toulouse). 

     - La ligne locale vers Saint-Juéry. C’est une chance. Elle dessert des entreprises utilisatrices de pondéreux (RAGT, VOA…). Demain, la politique du frêt ferroviaire s’inversera, le tout camion n’est pas soutenable. Alors, la voie ferrée Albi-St Juéry reprendra toute sa pertinence.

Il convient donc de maintenir cette voie et d’étudier sa réhabilitation pour le frêt. L’éventualité de son utilisation pour un tram-train pourrait être re-étudiée dans des conditions plus sérieuses que celles qui ont prévalu sous la mandature Bonnecarrère. 
 

2. Les aménagements favorisant l’intermodalité (complémentarité entre les différents modes de transports), les déplacements doux, la convivialité 

  • Pôle multimodal à Albi-ville : SNCF + gare routière + parking auto + départ de cheminements doux (vélos, piétons…). C’est le point nodal du projet.
  • Réseau de transports collectifs « fréquentables » collant à la réalité d’une ville moyenne. Ne pas hésiter à chercher des formules originales type taxis collectifs, taxis à la demande (TAD). Expérimenter la gratuité.
  • Parkings de semi-périphérie gratuits avec navettes fréquentes vers le centre et les lieux d’emplois.
  • Réseaux cyclables cohérents et continus, reliant quartiers et centre, aménagements urbains en faveur de la pratique du vélo (parkings…)
  • Intensification des sens uniques avec contre sens cyclables.
  • Extension du centre piéton d’Albi : en particulier centre ancien (Ste Cécile, quai Choiseul)
 

3. La promotion « municipale » des déplacements doux 

La municipalité doit être l’acteur principal de la promotion des déplacements doux (piétons et cyclistes). Les aménagements réalisés doivent s’accompagner d’importantes campagnes d’information.

Un exemple à NE PAS suivre : « feu » la navette -du parc des expo à la place Lapérouse- n’a donné lieu à aucune publicité officielle de lancement auprès des agents de la cité administrative….

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